OxySki

L’équipe OxySki · 3 min de lecture · 12 décembre 2022

Une journée avec nos futurs moniteurs handiski

Huit moniteurs volontaires se forment au ski assis à Val Thorens : le matériel, les remontées mécaniques, et une première descente avec un vrai passager. On vous raconte leur journée.

Cours de handiski à La Plagne

Chaque début de saison, huit moniteurs volontaires se retrouvent à Val Thorens pour une journée de formation au ski assis. L’objectif : apprendre à transmettre les sensations de la glisse aux skieurs en situation de handicap. Nous avons suivi leur journée, du premier virage à vide jusqu’à la première descente avec un vrai passager.

Trois façons de pratiquer le handiski

Le handiski regroupe plusieurs disciplines. On distingue trois grandes catégories : le ski assis, pour les personnes en fauteuil roulant ou ayant des difficultés à coordonner leurs membres inférieurs ; le ski debout, avec du matériel adapté ; et le ski pour déficients visuels, guidé verbalement par un moniteur.

OxySki soutient le ski assis depuis de nombreuses années. Grâce à des machines conçues pour rendre la glisse accessible à tous, il peut se pratiquer seul ou accompagné : un moniteur ou un proche pilote alors l’engin. Certains équipements, appelés stabillos, offrent même une autonomie totale sur les pistes.

Une matinée pour apprivoiser le matériel

Rendez-vous est donné à 8h30 au pied des pistes de Val Thorens. Les huit moniteurs volontaires retrouvent le formateur pour une présentation du matériel, puis quelques apports théoriques sur la mécanique du ski assis. Vient ensuite la question qui donne le ton de la journée : pourquoi vouloir apprendre à enseigner le handiski ? Les réponses sont variées, mais Pierre-Louis, moniteur à Val Thorens, résume l’esprit du groupe : « Si je ne pouvais pas skier, j’aimerais bien que quelqu’un me fasse skier. »

La théorie ne dure pas longtemps, il fait trop froid pour s’attarder. La première descente se fait avec les fauteuils vides, une manière de prendre en main l’engin sans pression. Devant la remontée mécanique, l’appréhension revient : il faut réussir à retirer la sécurité du fauteuil sous le regard amusé des autres skieurs. Le premier embarquement se passe finalement très bien.

Les moniteurs enchaînent ensuite des exercices plus techniques : virages serrés, gestion des sauts, figures, ski en arrière. Quelques chutes plus tard, ils dévalent la pente avec leurs machines vides comme de vrais experts.

L’après-midi, avec un vrai passager

En début d’après-midi vient l’exercice le plus attendu : skier avec quelqu’un installé dans le fauteuil. Lucile se porte volontaire. Le formateur détaille les étapes à suivre et les difficultés à anticiper, notamment pour installer correctement les sangles sous quelqu’un qu’on connaît à peine.

La première descente en binôme est plus mouvementée que prévu, entre chutes et fous rires, mais tout le monde suit bien les consignes. La remontée mécanique pose un nouveau défi : maintenir la porte du portique ouverte tout en avançant avec le fauteuil n’a rien d’évident. Les deux premiers passages provoquent même l’arrêt du télésiège, sous le regard amusé des touristes.

Après quelques erreurs d’apprentissage, les moniteurs maîtrisent la manœuvre avec aisance. Il leur aura fallu moins de deux descentes pour skier sereinement avec un passager.

Ce qui reste de cette journée

L’énergie et la détermination de ces huit moniteurs pour maîtriser le ski assis marquent la journée. Ils se sont donné à fond pour offrir, un jour, les mêmes sensations à leurs futurs élèves.

Le handiski se démocratise dans de plus en plus de stations, en particulier celles où OxySki est présent. Si vous connaissez quelqu’un qui aimerait essayer le ski mais craint de ne pas y arriver, parlez-en avec nous.

Avec un peu d’encouragement et le bon accompagnement, tout le monde peut skier. Découvrez nos cours handiski ou contactez votre station pour en discuter.

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